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Rupture et dialogue
Werner Hofmann
Paris : Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2008
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48 ,- Euro
[Passages/Passagen ; 19]
ISBN : 978-2-7351-1167-1
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402 pages, ill.
24 x 17 cm
Préface de Michel Laclotte
L'auteur:
L'historien de l'art allemand Werner Hofmann a construit sa carrière entre Vienne, Paris et Hambourg. Profondément intéressé par l'art français, jusque dans ses manifestations les plus récentes, il a largement revisité le XIXe siècle, par sa série de grandes expositions 'Kunst um 1800' organisées à la Kunsthalle de Hambourg ou par la notion de polyfocalité, qu'il a développée dans 'Une époque en rupture' (Paris, 1995). Il a ainsi tracé de nouvelles voies d'interprétations, ouvert des pistes de réflexions, insérant notamment l'art français autour de 1800 dans un débat européen et dans la problématique de la modernité.
En août 2008, Werner Hofmann a fêté ses 80 ans. Pour célébrer cet anniversaire, le Centre allemand d'histoire de l'art a publié un recueil de ses textes écrits en français.
Résumé de l'ouvrage :
Sélection d'articles français de Werner Hofmann réédités en l'honneur de ses 80 ans.
Art européen des XIXe et XXe siècle.
Werner Hofmann est un passeur. « Il est de ceux qui font tomber des barrières d'un pays à l'autre, tout en soulignant les singularités de chacun, de ceux qui font mieux comprendre, donc aimer, l'œuvre d'art », écrit Michel Laclotte dans sa préface, à travers laquelle il évoque la mémorable exposition sur La peinture allemand à l'époque du romantisme, qu'il avait organisée en 1976 avec son ami viennois à l'Orangerie. Passeur entre les écoles et les nations, Werner Hofmann l'est aussi à l'intérieur de la topographie de l'histoire de l'art. Il a fait éclater les frontières entre les « beaux-arts » et la caricature, entre peinture et sculpture, et a mis en valeur la multimatérialité comme critère essentiel de l'art de notre époque. Sensible à l'itinérance des formes et à leur changement de signification suivant les contextes, son regard ne pouvait pas ignorer les analogies frappantes entre l'« hétéroclitisme » actuel et le Moyen Âge. Ces réflexions l'ont conduit à revoir la lecture de l'art occidental selon des césures conventionnelles par siècle. À travers ses écrits, il propose d'établir une continuité autour de la notion de polyfocalité déterminant les pratiques artistiques avant et après l'époque de la Renaissance, celle-ci se caractérisant par la monofocalité. Viennois exilé volontairement à Hambourg où il dirigea la Kunsthalle de 1970 jusqu'en 1990, Werner Hofmann est attaché à ses origines. Vienne est le lieu de l'« émancipation des dissonances » sur les plans artistique et intellectuel. Ses recherches notamment sur la polyfocalité lui ont valu le prix Warburg de la Ville de Hambourg en 2008.
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